Saint-Vincent

Saint-Vincent (saint patron des vignerons) était un diacre et martyre de Saragosse en Espagne au IVe siècle après Jésus-Christ. Vincent PALOTTI est considéré comme le saint patron, protecteur des travailleurs de la vigne. Ordonné diacre très jeune et archidiacre, il est arrêté, parce que chrétien, il subit de terribles tortures. Malgré ses souffrances, il chantait, riait et répondait avec humour à son tortionnaire. Il mourut en martyr le 22 janvier 304.

On le représente (en tête de l’article) en habit de diacre portant l’évangéliaire (livre liturgique du christianisme qui contient la totalité ou une partie des Évangiles) et la palme du martyre. L’effigie est parfois accompagnée d’objet viticole, paniers de vendanges, vinaires, broc ou tonnelet.

Pourquoi Saint-Vincent, est-il devenu le saint patron des vignerons puisqu’il ne semble pas qu’au cours de sa vie, Vincent eût quelque chose à voir avec le vin ou avec la vigne, plusieurs hypothèses donc:

  • Étymologiquement, « Vincens« , ancienne orthographe du nom, vient de vincere = vaincre
  • Il aurait été torturé à l’aide d’outils semblables à un pressoir.
  • « Vin » pour le fruit de la vigne et « cent » pour le sang
  • La Saint-Vincent tombe tombe le 22 janvier (Pratique ! ), à une époque, réputée favorable pour le début de la taille de la vigne « bon Saint-Vincent, homme puissant, fais monter la sève au sarment ».
  • Martyr après sa mort, Vincent fait rapidement l’objet d’un culte. Son corps et ses reliques voyage à travers l’Europe. Afin de glorifier la tunique de Saint-Vincent et une croix d’or de Tolède, ramenées de Saragosse, le Roi Childebert 1er, fils de Clovis, fait construire une basilique qu’il nomme Sainte-Croix-Saint-Vincent. Comme beaucoup, elle possède un vignoble et ses moines auraient prié Saint-Vincent afin de protéger leurs vignes et leur production. À partir du VIIème siècle, le nom de Saint-Germain est associé à celui de Saint-Vincent. Cette abbaye est devenue ensuite celle de Saint-Germain des Prés.
  • Un jour, Vincent se serait arrêté au bord d’une vigne pour échanger quelques mots avec des vignerons. Son âne en profita pour grignoter de jeunes pousses de vigne. À la récolte suivante, le pied de vigne brouté fut bien plus productif que les autres. L’âne de Vincent venait d’inventer la taille de la vigne !

C’est donc devenu un rituel tous les ans depuis le 22 janvier 1938 qu’a été créée la « Saint Vincent Tournante », imaginée par la Confrérie des Chevaliers du Tastevin à Chambolle-Musigny. Pratiquement toutes les régions viticoles le fête aujourd’hui, mais c’est principalement en Bourgogne et en Champagne qu’elle a un succès fou. A cette fête sont associé des messes, des processions en habits, des offrandes, des bénédictions mais aussi des manifestations plus païennes comme des repas de vignerons, des chants, des bals, des tournées de caves et de cafés, etc.

L’édition 2020 aura lieu les samedi 25 et dimanche 26 Janvier à Gevrey-Chambertin.

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