Le ver de terre : un allié précieux pour la terre

Il est certes, plutôt gluant, et moche, mais le ver de terre est un acteur essentiel de notre écosystème. Son rôle est capital dans la formation des sols en bonne santé. Ils ne sont pas les seuls animaux qui abritent les sols (araignées, limace…), mais en représentent, par leur masse, sans doute une bonne moitié.

On peut répertorier les lombrics en trois classes en fonction des compartiments de sols dans

(© Daniel Cluzeau – université de Rennes1 )

lesquels ils évoluent.

  • Les épigés sont très colorés (rouge sombre), de petite taille (1 à 5 cm) et vivent à la surface du sol dans la matière organique. Ils ne creusent quasiment pas de galeries.
  • Les anéciques sont plus gros : de 10 cm à parfois plus d’un mètre de long. Ils sont bicolores : la tête est foncée et la queue est pâle. Ils creusent les galeries permanentes verticales.
  • Les endogés mesurent de 1 à 2 cm, sont de couleur claire et vivent en profondeur ; ils sont moins observés dans les prélèvements car ils n’ont souvent pas le temps de remonter en surface. Ils creusent des galeries temporaires plutôt horizontales.

(Source Wikiagri)

Lorsqu’il se déplace, il créé d’innombrables galeries, de petits souterrains de taille miniature, ce qui favorise et enrichi la structure des terrains, comme laisser au CO2 la possibilité de quitter la terre et à l’oxygène d’y pénétrer. Ils ameublissent le sol, qui en devenant moins ferme permet un développement des racines plus facile en participant à la nutrition des plantes et à la formation d’humus, les vers de terre sont des agents de fertilité inégalables : en 50 ans, c’est l’ensemble du sol d’une parcelle qui passe par le tube digestif du (gourmand) ver. 

Les lombrics se nourrissent de différentes matières organiques comme les épluchures de légumes, végétales en décomposition, le marc de café(avec filtre), les coquilles d’œuf et certains micro-organismes vivants tels que les champignons, les protozoaires, les bactéries. Ils peuvent consommer quotidiennement l’équivalent de leur poids (environ 500 gr).

Selon Marcel Bouché, géodrilologue (spécialiste des lombriciens)  « pour un peuplement moyen de vers à l’hectare en prairie, sous 6 cm de profondeur, notre sol serait composé de 400 kilomètres de galeries de vers par hectare soit 400 mètre par m2. Les galeries verticales entres autres permettent à l’eau lorsqu’il pleut par exemple de pénétrer les sols plus facilement et favorisent nettement le drainage des sols. « . Une étude de l’Observatoire Participatif des Vers de Terre (Université de Rennes 1) trouve des chiffres d’individus par mètre carré allant de 149 dans les forêts à 421 dans les prairies en passant par 163 dans les vignes et 280 dans les jardins. L’explication ? Le travail des sols. D’où l’intérêt d’une culture non-agressive sur les sols des vignes (entre autres) et éviter de travailler intensivement le sol aux périodes principales d’activité des vers de terre (mars-avril et septembre-octobre).

Protéger la population de vers de terre contribue à lutter contre l’érosion des sols et augmente donc leur fertilité. Nous vous en parlions d’ailleurs sur un des post instragram de Beauvence ici.  

Pour aller plus loin :

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